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Enquête aux confins des pays celtes

Enquête aux confins des pays celtes
Lemme 165 pages
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Avis de Adam Craponne : "Des Celtibères aux Rucantii, en passant par les Séquanes"

Si le lieu d’habitation des Celtibères est aisément identifiable, par contre il est bon de préciser que les Rucantii logeaient au sud du premier quart du cours du Danube (dans la future Rhétie moderne).  En fait le livre s’intéresse à la moitié occidentale du monde celte, les îles britanniques comprises.  Jacques Lacroix avait déjà commis en 2003 Les noms d'origine gauloise : La Gaule des combats, l’année suivante Les noms d'origine gauloise : La Gaule des activités économiques puis en 2007 Les noms d'origine gauloise : La Gaule des dieux.  

 

Le passé celtique a laissé des traces dans quelques noms communs comme boue, bruyère, caillou, chêne, gaillard, lande, sillon, souche, talus, truie, mais aussi chemin et borne. La lange celte est particulièrement restée dans les toponymies, héritées de frontières entre peuples gaulois. Ceci est l’occasion de nous montrer les espaces attribués à certains peuples, ceux-ci ont des contours que reprendront d’ailleurs les premiers évêchés. On le voit très bien, page 104, avec les Bituriges ; sur cette carte est mise en évidence la localité frontalière de Cantilia (Chantelle dans l’Allier aujourd’hui)  entre ce dernier peuple et les Arvernes.

 

Le village Chantenay-Saint-Imbert dans la Nièvre est indiqué comme aux limites du territoire représenté des Éduens et celui des Bituriges. De très nombreuses autres communes françaises partagent, avec Chantenay, la même origine celte de "cantilia" ; ainsi en est-il de Champlitte en Haute-Saône qui, de carrefour entre les pays lingon et séquane, devint limite entre une Champagne au roi de France et une Franche-Comté au Sait-Empire germanique.

 

Non seulement des cartes de géographie historique sont présentées mais il est aussi proposé des photographies. C’est l’occasion de découvrir un objet des collections du musée Calvet d’Avignon ; en effet apparaît page 24 la photographie de la stèle consacrée au dieu du tonnerre Taranus, un monument trouvé à Orgon dans le nord-ouest des Bouches-du-Rhône. En fin d’ouvrage un index classe les noms de lieux cités en fonction du fait qu’ils dérivent d’un nom commun (tel celui désignant un pilier rectangulaire), une dénomination d’un peuple (comme les Rucantii), une appellation d’un dieu (par exemple Kantas), un terme lié à une désignation d’une rivière  ou d’une montagne, un mot issu du nom d’une personne (ainsi en est-il d’Olicantus). Les noms cités sont classés aussi par leur forme ancienne puis par leur transcription moderne. Nombre de lieux français sont cités et peu de départements n’ont aucune illustration toponymique.    

Pour connaisseurs Beaucoup d'illustrations

Adam Craponne

Note globale :

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