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À la recherche de la bataille: Turtucaïa, Balkans, 1916

À la recherche de la bataille: Turtucaïa, Balkans, 1916
Le Félin288 pages
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Avis de Octave : "Une bataille porteuse de nombreux ressentiments"

Comme l’Italie, la Roumanie a un traité d’alliance avec les empires centraux, toutefois celui-ci est défensif, or Allemagne et Autriche-Hongrie déclarent la guerre. Aussi Bucarest reste-t-elle neutre durant les vingt-quatre premiers mois du conflit. Toutefois, avec la mort du premier roi de Roumanie, né dans une famille princière allemande, les premiers succès russes dans le cadre de l’Offensive Broussilov et du fait de la présence de troupes franco-anglaises à Salonique, la Roumanie se ravise et déclare la guerre à la seule Autriche-Hongrie le 27 août 1916. En effet de très nombreux roumanophones vivent dans la Double-Monarchie. L’Allemagne, par solidarité, déclare la guerre à la Roumanie.

 La Bulgarie s’est vu dépouiller par Bucarest, au lendemain de la Seconde Guerre balkanique, de la Dobroudja méridionale, aussi le 1er septembre 1916 déclare-t-elle la guerre à la Roumanie. Dès les jours suivants, sous le commandement du général allemand August von Mackensen et le général bulgare Stefan Toshev, cette province est progressivement envahie et les forces germano-allemandes arrivent devant la forteresse de Tutrakan, sur la rive méridionale du Danube. Leurs 55 000 hommes font face à 35 000 Roumains pouvant se trouver dans une citadelle.

Du fait d’erreurs stratégiques et une large désorganisation, la bataille se termine par une capitulation roumaine et de lourdes pertes humaines. On compte chez les vaincus environ 6 000 morts ou blessés côté roumain et 28 000 prisonniers. La Roumanie subit d’autres défaites, ce qui amène à l’occupation de son territoire, à l’exception de la Moldavie où stationnent des soldats russes.

L’ouvrage expose comment cette bataille a été vécue, les raisons du désastr, et son enjeu mémoriel pour la partie roumaine. Vécue, durant l’Entre-deux-guerres, comme un traumatisme national, la douleur de l’image qu’elle renvoyait de son propre pays s’atténue progressivement dans les années qui suivent la Seconde Guerre mondiale. La méfiance et d'hostilité mutuelle entre Roumanie et Bulgarie, née d’un côté par l’annexion roumaine en 1913 d’une terre peuplée plus de Bulgares que de Roumains et de l’autre de massacres conséquents de prisonniers roumains notamment à la baïonnette, a longtemps perduré.

Pour connaisseurs Quelques illustrations

Octave

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