Avis de Xirong : "Le mémorial de Nankin a été construit en 1985 et s'étend sur 28 000 m2"
En décembre 1937, l’armée japonaise est déjà engagée depuis juillet de la même année dans un conflit armé avec la Chine. Cependant il s’agit là de la reprise d’un affrontement marqué en 1932 par un combat à Shanghai et poursuivi par l’invasion de la Mandchourie.
Cette guerre sino-japonaise se déroule dans des conditions de violence qui dépassent même celles qui existent sur le front de l’est entre 1941 et 1945 en Europe. De plus le gouvernement chinois, miné par la corruption, fait preuve d’une rare incurie. Les forces chinoises sont divisées en trois ensembles qui peuvent même se combattre en elle ; la première force est celle du gouvernement légal (siégeant à Nankin puis à Chongqing), la seconde est l’armée de partisans communistes et la troisième est faite de militaires combattant aux côtés des Japonais.
C’est donc à la fin de l’année 1937 que les Japonais s’emparent de Nankin, devenue donc capitale de la République de Chine. Cette cité compte alors nombre de réfugiés, en plus de sa population habituelle. Une partie des troupes chinoises, qui la défendent un temps, se replient dans un grand désordre.
Tchang Kai-check ayant ordonné que Nankin soit défendue jusqu'au dernier homme, a refusé la proposition, les Japonais mènent l’assaut à partir du 10 décembre. Certains soldats chinois empruntent des vêtements civils.
La mise à sac de cette cité dure six semaines. Après guerre, le Tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient (composé de onze juges de nationalités différentes) estime à 200 000 les victimes mais le gouvernement chinois est toujours resté sur celui de 300 000. L’empereur a approuvé une directive de son état-major suspendant les mesures de protection du droit international à l'égard des prisonniers chinois.
Les décapitations sont monnaie courante et les viols, souvent suivis de meurtres sont nombreux. Un groupe d'expatriés étrangers menés par l’Allemand John Rabe (employé de Siemens) forme le Comité international de la zone de sécurité de Nankin. Ceci permet de sauver 200 000 Chinois d’une mort certaine. Il est connu aujourd’hui en Chine par le surnom de "Bouddha vivant de Nankin" soit Nánjīng huófó («南京活佛»). La position du Japon par rapport à ce fait historique reste très ambiguë. Des témoignages plus ou moins récents de soldats japonais rapportent toutefois certaines horreurs commises.
Pour connaisseurs Peu d'illustrations