Avis de Jean-Pierre : "Je secourrai ce mien frère Louis de mon aide (Charles II le chauve)"
Chaque commentaire d’un mot historique est développé sur une double-page, ces phrases sont classées chronologiquement. On est toujours dans l’univers français, aussi on part du Moyen Âge pour arriver à la période la plus contemporaine (1949-2017), en passant par l’époque moderne, la Révolution et l’Empire, le XIXe siècle (1914à 1968).
On démarre avec le "Souviens-toi" de Clovis. Dans cette première partie, on a d’autres expressions bien telles que "Si veut le roi, si veut la loi" de Suger, d’autres relativement connues comme "Vous n’aurez ni gouvernements ni évêchés si vous n’êtes pas plus instruits que les autres" par Charlemagne et d’autres moins connues avec par exemple "Saint Georges voici une belle boucherie. J’ai de bons bouchers", une phrase attribuée à Charles le Téméraire. Ce dernier était alors alors devant Nesles en Picardie et on était en 1472. Olivier Calon nous précise d’ailleurs le sens du mot "boucher" à l’époque. Il ya 20 citations pour cette période.
Avec l’époque moderne, ce sont 30 phrases qui sont proposées. Parmi celles-ci, on peut relever "L’argent est le nerf de la guerre" consigné par écrit sous la plume de Catherine Médicis, veuve d’Henri II. Cependant elle ne fait que reprendre un mot déjà en usage depuis quelques siècles. Plus original est "Le corps d’un ennemi mort sent toujours bon" qui est dû à Charles IX lorsqu’i apprit le meurtre de l’amiral de Coligny survenu en 1572 deux jours après le jour de la Saint Barthélémy.
"Tu trembles carcasse, mais tu tremblerais encore plus" est attribué à Turenne. Celui-ci s’adresse à lui-même et c’était un tremblement d’impatience et non de peur. C’est au comte d’Antterroches qu’on attribue en 1745, lors de la bataille de Fontenoy, le fameux "Messieurs les Anglais, tirez les premiers ". Olivier Calon nous apprend que « l’auteur du premier coup de feu se retrouvait aussitôt à la merci de l’ennemi, le temps de recharger les fusils. Ce qui, à l’époque, nécessitait vingt mouvements. L’adversaire avait alors loisir de s’approcher assez près pour tirer à bout portant » (page 101). D’ailleurs ce fut une victoire française. Ce n’est pas et ce ne sera pas la seule fois où l’auteur nous apprend que l’expression doit être comprise dans un sens que l’on n’attendait pas spontanément.
Par la suite, on trouve par exemple Louis Philippe en mauvais prophète puisqu’il déclare en 1848 « ils voulaient un banquet, ils n’auront pas même les miettes ». Rappelons que ce refus entraîna sa chaute et son départ pour l’Angleterre. On apprend que c’est Édouard Herriot qui popularisa en 1924 le qualificatif "Français moyen" ou que l’on ne doit pas à Henri Queuille que le fameux Il n'est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout" mais qu’il est aussi l’auteur "Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent". On termine par le "pauvre con" de Sarkozy et un mot de Macron de 2017 qu’on vous laisse découvrir. Au total l’ouvrage aura mis en exergue environ 140 expressions historiques.
Pour tous publics Aucune illustration