Avis de Adam Craponne : "La belle calligraphie rend la vérité plus claire"
L’auteure est responsable des relations internationales au Musée d’art contemporain de Téhéran. Dans l’introduction, l’auteure évoque les débuts de l’histoire de l’écriture. Dans les légendes iraniennes ce sont des démons qui ont enseigné l’écriture à Tahmoures roi des Perses. Dans la mythologie de l'ancien Iran, il était le fils d'Hao-Shyangha, le premier roi. Selon le Coran, Dieu a enseigné à l’homme l’usage de la plume. Le Prophète a dit : « La belle calligraphie rend la vérité plus claire ». Le sixième chiite Sadiq (le dernier commun aux ismaéliens et duodécimains) a déclaré que « le coeur compte sur l’écriture ». Sous la dynasrie des Sassanides, les Iraniens utilisaient sept styles de calligraphie.
Sharareh Salehi évoque les styles d’écriture arabe et les particularités de la calligraphie persane. On parle ici notamment de l’écriture nastaliq. Elle évoque aussi le prince timuride Bâysongur, calligraphe éminent mais aussi poète.
Elle choisit ensuite de présenter dix calligraphes en moyenne sur dix pages. On a deux photographies de l’un d’entre eux , celui ayant vécu au XIXe siècle. Il s’agit de Mirza Gholâmrezâ Isfahâni. On avait démarré avec Mir’Ali Heravi qui vivait au début du XVIe siècle. C’est sur Mir’Emad qu’elle s’attarde le plus, ce dernier fut d’ailleurs assassiné, sur ordre du shah séfévide Abbâs II, en 1645. Une soixantaine d’illustrations permettent de bien approcher les différences entre styles d’écriture célèbres.
Pour connaisseurs Beaucoup d'illustrations