Ecrire un avis

Irène de Byzance, l’iconophile, 2

Irène de Byzance, l’iconophile, 2
Delcourt.56 pages
1 critique de lecteur

Avis de Xirong : "Je verse aux Arabes un tribut suffisamment important pour garantir la paix"

 

Voici le dernier volume de ce diptyque. Si le premier tome permettait de se familiariser avec les querelles entre iconoclastes et iconophiles, le second n’a plus gère de dimension religieuse (quoique Constantin aurait eu des tentations iconoclastes, selon ce récit, mais n’aurait pas eu le temps de les mettre en œuvre). Il est centré sur la personnalité de Constantin VI, au nom duquel Irène assure la régence quand démerre l'action.  

Au début du récit, on apprend que le projet de mariage entre Constantin et Rotrude, une fille de Charlemagne et de Hildegarde, ne débouchera pas sur un mariage, alors que les fiançailles ont déjà eu lieu. L’empereur d’Occident et son Église rejettent les conclusions du deuxième concile de Nicée. Celui-ci en 787 a affirmé la nécessité de vénérer les images et les reliques car elles  représentent une personne envers laquelle il faut faire une prière.

L’intrigue porte sur la montée en puissance de la rivalité entre Irène et son fils Constantin. Renouvelant le procédé qui l’a faite épouse d’empereur, Irène organise un concours de beauté. Elle choisit elle-même Marie d'Arménie et impose à son fils de l'épouser. Le mariage ne dura que sept ans car Constantin avait trouvé une maîtresse dans les femmes de la suite de sa mère. Le divorce, après une répudiation du seul chef de Constantin, choqua une bonne part de l’Église grecque et nuit grandement à la popularité de Constantin. Cependant Marie d'Arménie avait su entretenir une rivalité entre mère et fils pour la gouvernance réelle de Byzance.

L’eunuque Staurakios continue de conseiller Irène. Ce sont les Bulgares qui apparaissent alors comme l’ennemi le plus dangereux pour l’Empire. Irène fit aveugler son fils pour l’empêcher de continuer à régner ; elle fut renversée  à l’instigation de son ministre des finances Nicéphore. Présenter une demande venant de Charlemagne pour épouser Irène revient à consolider comme fait historique la rumeur médisante et totalement infondée portée par les adversaires de celle-ci.

Ce n’est évidemment pas seulement cette information fallacieuse de mariage entre Irène et Charlemagne qui provoqua la destitution d’Irène. En effet l’état des finances de l’Empire fut la raison réelle de sa chute. Les raisons furent qu'elle avait pris certaines mesures allégeant les impôts dans les grandes villes pour favoriser le commerce (une politique du ruissellement avant l’heure), en partie le coût de ses guerres victorieuses contre les Bulgares et les Slaves et selon nous surtout l’énorme tribut versé au califat abbasside. Comme Marie d'Arménie, Irène termine sa vie au couvent.    

Pour tous publics Beaucoup d'illustrations

Xirong

Note globale :

Par - 677 avis déposés - lecteur régulier

Connectez-vous pour laisser un commentaire
Vous aussi, participez en commentant vos lectures historiques facilement et gratuitement !

Livres liés

> Suggestions de lectures sur le même thème :
> Du même auteur :
> Autres ouvrages dans la même catégorie :